- Sustainable Development, Cultural Heritage, Cultural Heritage Management, Cultural Landscapes, Rio de Janeiro, Urban Planning, and 11 moreUrban Anthropology, UNESCO world heritage, Social Sciences, Anthropology, Urban Studies, Philosophy, International Relations, Political Science, Environmental Sustainability, Architecture, and Intangible Cultural Heritage (Culture)edit
- After her thesis on Rio de Janeiro's heritage procedure entitled "Heritage “off-screen”.The construction of the lands... moreAfter her thesis on Rio de Janeiro's heritage procedure entitled "Heritage “off-screen”.The construction of the landscape of Rio de Janeiro, between urban transformation and the Unesco “labelling”. ", Véronique Zamant is going on investigating the interaction between "heritagization" process and urban transformations. Teaching in university and school of architecture, she's also working as an architect in an important architectural agency in Parisedit
(english below) Rio +20. Rio Fifa 2014. Rio JO 2016… La « ville merveilleuse » ne cesse d’accueillir des événements d’envergure internationale, affirmant ainsi son statut de capitale culturelle internationale mais entrainant également de... more
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Rio +20. Rio Fifa 2014. Rio JO 2016… La « ville merveilleuse » ne cesse d’accueillir des événements d’envergure internationale, affirmant ainsi son statut de capitale culturelle internationale mais entrainant également de profondes transformations urbaines et sociales sur les territoires cariocas. Dans ce contexte d’effervescence, une partie des territoires de la ville se voit attribuer le label Unesco, en 2012, en tant que « paysage culturel ». Quels sont les enjeux et les limites d’une reconnaissance internationale de la dimension patrimoniale d’un paysage vis-à-vis d’une métropole en transformation ? Cette recherche propose de s’affranchir de la « notion-refuge » de patrimoine pour questionner directement la procédure de patrimonialisation dans ses articulations avec le contexte de transformations urbaines et contribuer ainsi à une anthropologie de la ville en transformation. L’intérêt est porté aussi bien sur les négociations, justifications, accords entre les acteurs intervenant dans cette procédure institutionnelle internationale que sur les imaginaires qui peuvent circuler autour de la valeur patrimoniale du paysage carioca parmi l’ensemble des acteurs locaux de la ville, de l’habitant au politicien. La perspective critique de cette analyse, qui touche à l’étude du politique, des représentations de l’identité, du pouvoir économique et de l’inscription territoriale, nous amène finalement à considérer ce qui est resté en marge de la procédure et ce que l’attribution de ce label laisse en héritage aux territoires cariocas. Nous proposons d’envisager ce « hors-champs patrimonial », comme une opportunité pour porter un regard critique sur nos manières de « faire (la) ville » aujourd’hui.
Rio +20. Rio Fifa 2014. Rio JO 2016… The “marvelous city” keeps on hosting international events, and by doing so it claims its position as an international cultural capital. At the same time, it causes important urban and social transformations on cariocas’ territories. In this effervescent context, the city gets a Unesco label in 2012 as “cultural landscape”. What are the stakes and limits of an international recognition of the landscape’s heritage on a metropolis that is undergoing transformations? This research proposes to free itself from the “safe notion” of heritage in order to interrogate directly the procedure of “heritagization” through its articulation with the context of urban transformation thus contributing to an anthropology of the city in transformation. At the same time, not only it focuses on the negotiations, justifications and agreements between the actors involved in the institutional and international procedure, but also on the imaginary that could exist about the heritage value of the carioca landscape amongst all the city local actors, from the inhabitants to the politicians. The critic perspective of this analysis, that involves a political study, identity representations, economical power and territorial inscription, finally leads us to interrogate what stays at the edge of the procedure and what the attribution of the label lets as heritage to the Cariocas’ territories. We propose to consider the “heritage off-screen”, as an opportunity to have a critical look on our ways of “making (the) city” nowadays.
Rio +20. Rio Fifa 2014. Rio JO 2016… La « ville merveilleuse » ne cesse d’accueillir des événements d’envergure internationale, affirmant ainsi son statut de capitale culturelle internationale mais entrainant également de profondes transformations urbaines et sociales sur les territoires cariocas. Dans ce contexte d’effervescence, une partie des territoires de la ville se voit attribuer le label Unesco, en 2012, en tant que « paysage culturel ». Quels sont les enjeux et les limites d’une reconnaissance internationale de la dimension patrimoniale d’un paysage vis-à-vis d’une métropole en transformation ? Cette recherche propose de s’affranchir de la « notion-refuge » de patrimoine pour questionner directement la procédure de patrimonialisation dans ses articulations avec le contexte de transformations urbaines et contribuer ainsi à une anthropologie de la ville en transformation. L’intérêt est porté aussi bien sur les négociations, justifications, accords entre les acteurs intervenant dans cette procédure institutionnelle internationale que sur les imaginaires qui peuvent circuler autour de la valeur patrimoniale du paysage carioca parmi l’ensemble des acteurs locaux de la ville, de l’habitant au politicien. La perspective critique de cette analyse, qui touche à l’étude du politique, des représentations de l’identité, du pouvoir économique et de l’inscription territoriale, nous amène finalement à considérer ce qui est resté en marge de la procédure et ce que l’attribution de ce label laisse en héritage aux territoires cariocas. Nous proposons d’envisager ce « hors-champs patrimonial », comme une opportunité pour porter un regard critique sur nos manières de « faire (la) ville » aujourd’hui.
Rio +20. Rio Fifa 2014. Rio JO 2016… The “marvelous city” keeps on hosting international events, and by doing so it claims its position as an international cultural capital. At the same time, it causes important urban and social transformations on cariocas’ territories. In this effervescent context, the city gets a Unesco label in 2012 as “cultural landscape”. What are the stakes and limits of an international recognition of the landscape’s heritage on a metropolis that is undergoing transformations? This research proposes to free itself from the “safe notion” of heritage in order to interrogate directly the procedure of “heritagization” through its articulation with the context of urban transformation thus contributing to an anthropology of the city in transformation. At the same time, not only it focuses on the negotiations, justifications and agreements between the actors involved in the institutional and international procedure, but also on the imaginary that could exist about the heritage value of the carioca landscape amongst all the city local actors, from the inhabitants to the politicians. The critic perspective of this analysis, that involves a political study, identity representations, economical power and territorial inscription, finally leads us to interrogate what stays at the edge of the procedure and what the attribution of the label lets as heritage to the Cariocas’ territories. We propose to consider the “heritage off-screen”, as an opportunity to have a critical look on our ways of “making (the) city” nowadays.
Research Interests:
Comment représenter et se représenter les transformations des territoires habités ? Quels regards et quels outils sont inventés pour le faire ? Et pourquoi ces modes de représentations prennent-ils tant d’importance aujourd’hui ? Ces... more
Comment représenter et se représenter les transformations des territoires habités ? Quels regards et quels outils sont inventés pour le faire ? Et pourquoi ces modes de représentations prennent-ils tant d’importance aujourd’hui ? Ces questions traversent le présent ouvrage collectif auquel ont contribué des chercheurs issus de champs disciplinaires variés, comme l’architecture, l’urbanisme, l’anthropologie, la philosophie, la géographie, la sociologie, etc.
Les textes réunis dans cet ouvrage explorent l’hypothèse selon laquelle il est nécessaire de passer d’une approche statique des phénomènes urbains à une démarche et des méthodes plus aptes à penser les espaces de l’édifice, de la ville, du grand territoire, dans une logique de devenir caractérisée par des changements, des mutations, des bifurcations, mais aussi des cycles, des résurgences et des récurrences.
De Naples à Cali, de Berlin au Monténégro, de Rennes au Grand Paris en passant par Milan, les territoires en transformation se croisent, se répondent et forment une géographie mouvante jalonnée des images du photographe Adamo Maio. Ils sont appréhendés à travers des prismes variés : la danse, la cartographie, les restes urbains, le cinéma, le tourisme, l’hodologie, etc
Les textes réunis dans cet ouvrage explorent l’hypothèse selon laquelle il est nécessaire de passer d’une approche statique des phénomènes urbains à une démarche et des méthodes plus aptes à penser les espaces de l’édifice, de la ville, du grand territoire, dans une logique de devenir caractérisée par des changements, des mutations, des bifurcations, mais aussi des cycles, des résurgences et des récurrences.
De Naples à Cali, de Berlin au Monténégro, de Rennes au Grand Paris en passant par Milan, les territoires en transformation se croisent, se répondent et forment une géographie mouvante jalonnée des images du photographe Adamo Maio. Ils sont appréhendés à travers des prismes variés : la danse, la cartographie, les restes urbains, le cinéma, le tourisme, l’hodologie, etc
Research Interests:
Une partie de Rio de Janeiro est reconnue en 2012 comme patrimoine mondial de l’Unesco, en tant que paysage culturel. Les résultats d’une ethnographie institutionnelle permettent de saisir les modalités selon lesquelles la dimension... more
Une partie de Rio de Janeiro est reconnue en 2012 comme patrimoine mondial de l’Unesco, en tant que paysage culturel. Les résultats d’une ethnographie institutionnelle permettent de saisir les modalités selon lesquelles la dimension patrimoniale d’un paysage peut être mobilisée dans les régimes discursifs des institutions impliquées. Puis, l’analyse de ces énoncés permet d’esquisser les contours de l’imaginaire de ces experts quant à la figure du paysage. L’intérêt porté aux différentes versions de ce « paysage culturel » d’une institution à une autre et aux rapports de force qui leur sont sous-jacents, permet de comprendre quelles sont les diverses acceptions du patrimoine se façonnant sur et par rapport à un territoire en transformation et la plasticité de la notion de patrimoine comme construction sociale circulant à travers différentes aires culturelles.
Research Interests:
(english below) Cet article retranscrit les résultats d’une enquête ethnographique menée en 2011 auprès d’habitants expérimentant au quotidien une partie des territoires de la ville de Rio de Janeiro reconnue depuis juillet 2012 comme... more
(english below)
Cet article retranscrit les résultats d’une enquête ethnographique menée en 2011 auprès d’habitants expérimentant au quotidien une partie des territoires de la ville de Rio de Janeiro reconnue depuis juillet 2012 comme patrimoine mondial de l’Unesco. Ces résultats permettent, d’une part, de questionner les relations esthétiques, politiques et écosymboliques que les habitants tissent avec leur milieu de vie et, d’autre part, d’esquisser une cartographie d’un paysage culturel tel que perçu par les habitants. La confrontation de cette cartographie avec celle institutionnelle permet de décrypter les enjeux dont le paysage culturel carioca est porteur à la croisée entre dimension sociale et politique et portant sur la corrélation entre le rapport sensible de l’individu à son environnement et les modèles culturels de paysage attachés au rapport collectif d’un groupe à son espace. Nous souhaitons, avec cet article, contribuer à faire reconnaître le potentiel du paysage en tant que figure porteuse du rapport des sociétés à leurs territoires et permettant de travailler les liens entre matériel et immatériel et entre individuel et collectif dans nos sociétés contemporaines.
This article reviews the results of an ethnographic survey conducted in 2011 among inhabitants who regularly frequent areas in Rio de Janeiro listed in 2012 as part of the UNESCO world heritage. The results raised questions concerning the aesthetic, political and eco-symbolic relations established by the inhabitants with their living environment, on the one hand, and on the other hand, made it possible to draw a map of a « cultural landscape » as perceived by the inhabitants. The comparison of this cultural map with institutional maps makes it possible to interpret the issues involved in the carioca’s « cultural landscape » and which lie somewhere between the individual perception of the environment and the cultural landscape models of the relationship between a group of people and its space. With this article we seek to contribute to the recognition of the potential of a landscape to represent the relationships between social groups and their territories and to work on the connections between the tangible and intangible as well as the individual and collective aspects of our contemporary societies.
Cet article retranscrit les résultats d’une enquête ethnographique menée en 2011 auprès d’habitants expérimentant au quotidien une partie des territoires de la ville de Rio de Janeiro reconnue depuis juillet 2012 comme patrimoine mondial de l’Unesco. Ces résultats permettent, d’une part, de questionner les relations esthétiques, politiques et écosymboliques que les habitants tissent avec leur milieu de vie et, d’autre part, d’esquisser une cartographie d’un paysage culturel tel que perçu par les habitants. La confrontation de cette cartographie avec celle institutionnelle permet de décrypter les enjeux dont le paysage culturel carioca est porteur à la croisée entre dimension sociale et politique et portant sur la corrélation entre le rapport sensible de l’individu à son environnement et les modèles culturels de paysage attachés au rapport collectif d’un groupe à son espace. Nous souhaitons, avec cet article, contribuer à faire reconnaître le potentiel du paysage en tant que figure porteuse du rapport des sociétés à leurs territoires et permettant de travailler les liens entre matériel et immatériel et entre individuel et collectif dans nos sociétés contemporaines.
This article reviews the results of an ethnographic survey conducted in 2011 among inhabitants who regularly frequent areas in Rio de Janeiro listed in 2012 as part of the UNESCO world heritage. The results raised questions concerning the aesthetic, political and eco-symbolic relations established by the inhabitants with their living environment, on the one hand, and on the other hand, made it possible to draw a map of a « cultural landscape » as perceived by the inhabitants. The comparison of this cultural map with institutional maps makes it possible to interpret the issues involved in the carioca’s « cultural landscape » and which lie somewhere between the individual perception of the environment and the cultural landscape models of the relationship between a group of people and its space. With this article we seek to contribute to the recognition of the potential of a landscape to represent the relationships between social groups and their territories and to work on the connections between the tangible and intangible as well as the individual and collective aspects of our contemporary societies.
Research Interests:
(english below) Cet article propose de relire une procédure de patrimonialisation à partir de la dualité visible/invisible pour interroger la dimension politique du patrimoine et les valeurs qui concourent aujourd’hui à la fabrique de la... more
(english below)
Cet article propose de relire une procédure de patrimonialisation à partir de la dualité visible/invisible pour interroger la dimension politique du patrimoine et les valeurs qui concourent aujourd’hui à la fabrique de la ville. L’analyse des étapes de la procédure d’inscription d’une partie des territoires de Rio de Janeiro sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en tant que paysage culturel nous amène à considérer la patrimonialisation comme un régime de visibilité insaisissable, comme un dispositif témoignant du poids de l’image dans notre société contemporaine. L’intérêt porté aux conséquences de cette patrimonialisation sur les espaces de la ville et les usages qu’ils abritent, nous amènent dans un second temps à constater des situations socio-spatiales diverses mobilisant d’autres dialectiques sous-jacentes à celle de visible/invisible. Ces constats nous invitent ensuite à questionner l’imbrication entre la dimension universaliste d’une patrimonialisation et l’avènement d’une ville générique. Pour finalement, reconnaître que ce qui se retrouve en marge du dispositif patrimonial, nous invite à un décentrement et témoigne de la puissance créatrice et politique des usages au quotidien.
This paper analyzes a procedure of patrimonialization from the perspective of the dialectic visible/invisible. By doing so, we aim to address the political dimension of cultural heritage and the values at play to produce the city. The analysis of the inscription procedure of a part of the territories of Rio de Janeiro on the Unesco World Heritage list as cultural landscape leads us to consider patrimonialization as an elusive system of visibility, and also as a device reflecting the importance of image in our contemporary society. Our interest in the consequences of this patrimonialization of spaces and practices, invites us to identify socio-spatial situations through other dialectics than the visible/invisible one. These considerations then bring us to question interlinkage between the universalist dimension of patrimonialization and the advent of a generic town. Finally we consider that what is on the margins of the heritage plan invites us to a decentering and illustrates the creative and political power of daily practices and behaviors.
Cet article propose de relire une procédure de patrimonialisation à partir de la dualité visible/invisible pour interroger la dimension politique du patrimoine et les valeurs qui concourent aujourd’hui à la fabrique de la ville. L’analyse des étapes de la procédure d’inscription d’une partie des territoires de Rio de Janeiro sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco en tant que paysage culturel nous amène à considérer la patrimonialisation comme un régime de visibilité insaisissable, comme un dispositif témoignant du poids de l’image dans notre société contemporaine. L’intérêt porté aux conséquences de cette patrimonialisation sur les espaces de la ville et les usages qu’ils abritent, nous amènent dans un second temps à constater des situations socio-spatiales diverses mobilisant d’autres dialectiques sous-jacentes à celle de visible/invisible. Ces constats nous invitent ensuite à questionner l’imbrication entre la dimension universaliste d’une patrimonialisation et l’avènement d’une ville générique. Pour finalement, reconnaître que ce qui se retrouve en marge du dispositif patrimonial, nous invite à un décentrement et témoigne de la puissance créatrice et politique des usages au quotidien.
This paper analyzes a procedure of patrimonialization from the perspective of the dialectic visible/invisible. By doing so, we aim to address the political dimension of cultural heritage and the values at play to produce the city. The analysis of the inscription procedure of a part of the territories of Rio de Janeiro on the Unesco World Heritage list as cultural landscape leads us to consider patrimonialization as an elusive system of visibility, and also as a device reflecting the importance of image in our contemporary society. Our interest in the consequences of this patrimonialization of spaces and practices, invites us to identify socio-spatial situations through other dialectics than the visible/invisible one. These considerations then bring us to question interlinkage between the universalist dimension of patrimonialization and the advent of a generic town. Finally we consider that what is on the margins of the heritage plan invites us to a decentering and illustrates the creative and political power of daily practices and behaviors.
Research Interests:
Cet article propose de relire la procédure d’inscription de Rio de Janeiro (« Rio de Janeiro, paysages cariocas entre la montagne et la mer »), sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, comme un moment singulier où les relations... more
Cet article propose de relire la procédure d’inscription de Rio de Janeiro (« Rio de Janeiro, paysages cariocas entre la montagne et la mer »), sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco, comme un moment singulier où les relations entre le passé, l’actuel et l’avenir sont questionnées au regard de leurs imbrications avec les temporalités des transformations territoriales que traverse cette ville dans le cadre de l’accueil de « méga-événements ». Quatre moments de la procédure sont analysés comme des lieux de négociation entre les différents régimes d’historicités créés et mobilisés par les acteurs et leurs articulations avec les temps de la transformation urbaine et ceux du développement durable. L’objectif est de décrypter ces articulations entre les horizons temporels des acteurs pour identifier les différents présents à l’œuvre dans le « faire ville »
Research Interests:
Resumo: Após uma década de tentativas, a cidade do Rio de Janeiro conseguiu inscrever em 2012 partes de seu território na Lista de Patrimônio Mundial da Unesco dentro da tipologia de " paisagens culturais ". Ao mesmo tempo, durante essa... more
Resumo: Após uma década de tentativas, a cidade do Rio de Janeiro conseguiu inscrever em 2012 partes de seu território na Lista de Patrimônio Mundial da Unesco dentro da tipologia de " paisagens culturais ". Ao mesmo tempo, durante essa década em que cons-truiu sua candidatura, a cidade passou por profundas transformações urbanas, sociais e econômicas. Este artigo propõe uma análise desse processo de patrimonialização junto à Unesco, fazendo uma reflexão sobre a valorização da evolução histórica da paisagem da cidade e, também, sobre as transformações urbanas que " a cidade maravilhosa " segue sofrendo na alvorada de seus 450 anos, buscando entender como esses dois processos se relacionam. Dessa forma, o artigo contribui com as pesquisas sobre a cidade do Rio de Janeiro e sobre o entendimento da produção complexa de espaços urbanos, através da tensão entre herança e projeção no " fazer (a) cidade ".
Abstract: In 2012 the city of Rio de Janeiro was able to register parts of its territory as " cultural landscapes " on the UNESCO List of World Heritage after a decade of effort. During this period the city underwent profound social and economic urban transformation. This article analyzes the process of striving for the UNESCO World Heritage distinction by reflecting on how the historical evolution of the city's landscapes were attributed value and how this relates to the parallel process of urban transformation at the moment when Rio de Janeiro reached the mark of 450 years since its founding. By exploring the tension between heritage and projection in " making a city " , the study contributes to research on the city of Rio de Janeiro as well as to understanding the complex production of urban space in general.
Abstract: In 2012 the city of Rio de Janeiro was able to register parts of its territory as " cultural landscapes " on the UNESCO List of World Heritage after a decade of effort. During this period the city underwent profound social and economic urban transformation. This article analyzes the process of striving for the UNESCO World Heritage distinction by reflecting on how the historical evolution of the city's landscapes were attributed value and how this relates to the parallel process of urban transformation at the moment when Rio de Janeiro reached the mark of 450 years since its founding. By exploring the tension between heritage and projection in " making a city " , the study contributes to research on the city of Rio de Janeiro as well as to understanding the complex production of urban space in general.
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Bien que les instruments et catégories élaborés par l’UNESCO paraissent universels, un tel ensemble ne doit pas, d’une part, cacher les conceptions locales du champ patrimonial, souvent préexistantes à l’idée de patrimoine mondial ; ni... more
Bien que les instruments et catégories élaborés par l’UNESCO paraissent universels, un tel ensemble ne doit pas, d’une part, cacher les conceptions locales du champ patrimonial, souvent préexistantes à l’idée de patrimoine mondial ; ni d’autre part, faire oublier la complexité du processus nécessaire à la finalisation d’une candidature pour la Liste du Patrimoine Mondial de l’UNESCO. Le processus de formalisation de l’inscription de la Valeur Universelle Exceptionnelle (VUE) de la ville de Rio de Janeiro, en tant que paysage culturel, a été rythmé par trois tentatives de 2001 à 2012. Décrypter les jeux d’acteurs mis en place entre le Brésil et l’Europe, tout au long de ce processus, nous permet de questionner l’ouverture des logiques patrimoniales de l’UNESCO au regard de contextes locaux, dont l’essor économique dicte de nouvelles dynamiques socio-culturelles.
Research Interests:
Embora os instrumentos e as categorias elaborados pela UNESCO pareçam universais, tal conjunto não deve ocultar as concepções locais do campo patrimonial, as quais frequentemente precedem a existência da ideia de patrimônio mundial; nem... more
Embora os instrumentos e as categorias elaborados pela UNESCO pareçam universais, tal conjunto não deve ocultar as concepções locais do campo patrimonial, as quais frequentemente precedem a existência da ideia de patrimônio mundial; nem mesmo pode fazer esquecer a complexidade do processo necessário para finalizar uma candidatura à Lista do Patrimônio Mundial da UNESCO. O processo de formalização da inscrição do Valor Universal Excepcional (VUE) da cidade do Rio de Janeiro, tomada como paisagem cultural urbana, teve início em 2001 e concluiu-se em 2012. Neste caso, a consideração da dinâmica de atores configurada entre Brasil e Europa ao longo de três tentativas de construção do VUE carioca permite-nos evidenciar um impulso à abertura das lógicas patrimoniais da UNESCO voltadas, sobretudo, para os países emergentes, as quais exigem uma reorientação dos instrumentos jurídicos dessa organização internacional a partir de contextos locais.
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A partir d'une analyse de la procédure de patrimonialisation de Rio de Janeiro à l'Unesco, cet article met en tension les enjeux de compétitivité internationale pour la métropole carioca avec les choix réalisés par les tenants de cette... more
A partir d'une analyse de la procédure de patrimonialisation de Rio de Janeiro à l'Unesco, cet article met en tension les enjeux de compétitivité internationale pour la métropole carioca avec les choix réalisés par les tenants de cette procédure afin de respecter les spécificités du paysage culturel de la ville. Finalement cet article questionne l'ambivalence de la dimension patrimoniale d'un paysage entre matériel et immatériel.
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In this article, Véronique Zamant works on the processes of UNESCO labelization of Rio de Janeiro cultural landscape, shaped by geopolitical wishes to assert a metropolitan territorial identity in a globalized world, where the labelization contributes to the packaged image of the carioca territories, which is also at the same time a fundamental element for the international competitiveness and so for the same labelization.
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In this article, Véronique Zamant works on the processes of UNESCO labelization of Rio de Janeiro cultural landscape, shaped by geopolitical wishes to assert a metropolitan territorial identity in a globalized world, where the labelization contributes to the packaged image of the carioca territories, which is also at the same time a fundamental element for the international competitiveness and so for the same labelization.
Research Interests:
Dans le contexte actuel de mondialisation culturelle, le patrimoine connait un essor international. Le succès de la liste du « Patrimoine Mondial de l’Humanité » illustre cet engouement. Mais, jusqu’où étendre le champ du patrimoine ?... more
Dans le contexte actuel de mondialisation culturelle, le patrimoine connait un essor international. Le succès de la liste du « Patrimoine Mondial de l’Humanité » illustre cet engouement. Mais, jusqu’où étendre le champ du patrimoine ? Doit on tout protéger, sauvegarder ? L’élaboration de la candidature de la ville de Rio de Janeiro, en vue d’une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO a été l’occasion de longs débats sur l’identification d’un paysage culturel en tant que patrimoine .Quelle est la singularité de Rio de Janeiro qui lui permet d’être universellement reconnue ? Comment délimiter la zone qui sera proposée à l’inscription sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO ? Qu’est ce qui ne peut pas ou ne doit pas entrer dans cette zone ? C’est autour de la superposition entre la figure du panorama et sa matérialisation en plan de gestion que cet article propose d’interroger les situations de marges au cours d’une patrimonialisation.
Research Interests:
Dans le contexte actuel de mondialisation culturelle, le patrimoine connait un essor international. Le succès de la liste du « Patrimoine Mondial de l’Humanité » illustre cet engouement. Mais, jusqu’où étendre le champ du patrimoine ?... more
Dans le contexte actuel de mondialisation culturelle, le patrimoine connait un essor international. Le succès de la liste du « Patrimoine Mondial de l’Humanité » illustre cet engouement. Mais, jusqu’où étendre le champ du patrimoine ? Doit on tout protéger, sauvegarder ? L’élaboration de la candidature de la ville de Rio de Janeiro, en vue d’une inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO a été l’occasion de longs débats sur l’identification d’un paysage culturel en tant que patrimoine .Quelle est la singularité de Rio de Janeiro qui lui permet d’être universellement reconnue ? Comment délimiter la zone qui sera proposée à l’inscription sur la liste du patrimoine mondiale de l’UNESCO ? Qu’est ce qui ne peut pas ou ne doit pas entrer dans cette zone ? C’est autour de la superposition entre la figure du panorama et sa matérialisation en plan de gestion que cet article propose d’interroger les situations de marges au cours d’une patrimonialisation.
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“Rio + 20” 2012 / “Football World” Cup 2014 / “Summer Olympics Games” 2016. Rio de Janeiro, guest city of these events, is a real laboratory for new territorial and town planning policies. In this context, the submission of the city to... more
“Rio + 20” 2012 / “Football World” Cup 2014 / “Summer Olympics Games” 2016. Rio de Janeiro, guest city of these events, is a real laboratory for new territorial and town planning policies. In this context, the submission of the city to the UNESCO World Heritage List as a “Cultural Landscape” brings questions not only related to landscape and heritage but also about territorial management and governance on the ongoing transformation of the city. The leader of this application has redefined the notion of “Cultural Landscape” regarding local characteristics and established the tools for the management of the Heritage topic according to premises on sustainable development and economic progress. This paper focuses on the articulation and reciprocity of notions such as landscape, heritage and sustainable development in the carioca territorial context ; it is a unique chance to observe the implementation of these concepts and their semantic and ideological configuration.
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Dans le contexte actuel de mondialisation, la notion de patrimoine est désormais l’objet de nouveaux enjeux de types identitaires et territoriaux où ville et culture sont intimement liées. Plus particulièrement, la liste du “ Patrimoine... more
Dans le contexte actuel de mondialisation, la notion de patrimoine est désormais l’objet de nouveaux enjeux de types identitaires et territoriaux où ville et culture sont intimement liées. Plus particulièrement, la liste du “ Patrimoine Mondial de l’Humanité ”, dressée par l’UNESCO selon des critères décidés à une échelle internationale, confère à un site, à des us et coutumes, une valeur patrimoniale symbolique qui transcende les échelles d’appréhension et les groupes sociaux. Cette liste apporte ainsi une portée mondiale à la notion de patrimoine.
Lorsque l’on connait les retombées économiques, politiques, médiatiques et culturelles que génère habituellement une inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité, on peut alors s’interroger sur les motivations territoriales et culturelles qui sont à l’origine des candidatures et de quel corps social ou institutions elles émanent.
L’inscription sur la liste du patrimoine mondial peut effectivement devenir un instrument pour les politiques urbaines et culturelles de toute ville ayant l’ambition de se faire (re)connaitre sur la scène internationale.
Afin de mesurer l’influence du marketing urbain sur les procédures institutionnelles de patrimonialisation nous étudierons le cas de la candidature de la ville de Rio de Janeiro à l’UNESCO. Cette étude s’appuie sur les résultats d’une enquête de terrain menée depuis 2009 au sein des différentes institutions impliquées dans cette candidature, et réalisée dans le cadre d’une recherche doctorale intitulée : “ Hors champ patrimonial. La construction du paysage de Rio de Janeiro entre transformations urbaines et labellisation UNESCO”. L’observation de l’historique de cette candidature, nous permet d’interroger ce processus de patrimonialisation sous l’angle d’un processus industriel d’emballage entraînant une uniformisation et un lissage, une standardisation du produit qu’il traite : le paysage culturel urbain de Rio de Janeiro.
Lorsque l’on connait les retombées économiques, politiques, médiatiques et culturelles que génère habituellement une inscription sur la liste du Patrimoine Mondial de l’Humanité, on peut alors s’interroger sur les motivations territoriales et culturelles qui sont à l’origine des candidatures et de quel corps social ou institutions elles émanent.
L’inscription sur la liste du patrimoine mondial peut effectivement devenir un instrument pour les politiques urbaines et culturelles de toute ville ayant l’ambition de se faire (re)connaitre sur la scène internationale.
Afin de mesurer l’influence du marketing urbain sur les procédures institutionnelles de patrimonialisation nous étudierons le cas de la candidature de la ville de Rio de Janeiro à l’UNESCO. Cette étude s’appuie sur les résultats d’une enquête de terrain menée depuis 2009 au sein des différentes institutions impliquées dans cette candidature, et réalisée dans le cadre d’une recherche doctorale intitulée : “ Hors champ patrimonial. La construction du paysage de Rio de Janeiro entre transformations urbaines et labellisation UNESCO”. L’observation de l’historique de cette candidature, nous permet d’interroger ce processus de patrimonialisation sous l’angle d’un processus industriel d’emballage entraînant une uniformisation et un lissage, une standardisation du produit qu’il traite : le paysage culturel urbain de Rio de Janeiro.
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Esse artigo propõe explorar os vínculos existentes no interior de movimentos sócio-urbanísticos em torno do tema de direito à cidade, considerados através dos desafios de memória e os impactos sobre o entorno edificado, mas também... more
Esse artigo propõe explorar os vínculos existentes no interior de movimentos sócio-urbanísticos em torno do tema de direito à cidade, considerados através dos desafios de memória e os impactos sobre o entorno edificado, mas também sócio-políticos das nossas cidades. As dinâmicas de patrimonializaçao vão ser questionadas como possíveis alavancas de legitimação da ação cidadã na cidade, nas práticas e nos acessos aos processos de fabricação das decisões impactando o desenvolvimento urbano. Que se trate das relações entre os lugares do cotidiano e o entorno na sua abordagem ampla, mas também das relações entre a cidade herdada (a do passado), a cidade que se está fazendo (a do presente) e a cidade projetada (a do futuro), os territórios patrimonializados questionam os desafios dos atores implicados nas agendas urbanas. Finalmente, queremos considerar os efeitos dos novos regimes de visibilidade patrimonial e as suas políticas sobre as formas e os horizontes do “morar” e assim contribuir num debate em quanto a relevância das multiplas significações do conceito de direito à cidade. Esse conjunto de perguntas será abordado a partir de uma perspectiva entre a cidade do Rio de Janeiro e a de Paris.
